Trente années d'expérience dans l'utilisation d'un proctoscope à ligature d'hémoroïde (PLH).

English Summary : In 1980, Doctor Frank from Dresden briefly published his short and unsuccessfull experience with a PLH patended by doctor van Hoorn.   His experience is here commented, in french.   THINK first, as IBM said.   The PLH's method, using a hemoroid ligaturing proctoscope (HLP) has rapidly cured, and for ever, numerous patients.   Its use has even obvious and direct consequences on other vascular problems, like cistules, ... apparently directly related to the hemoroides efflorescence.

I. Report on an New Ligating Proctoscope for the treatment of Large (!) Haemorrhoids. - by W.Frank

(Colo-proctologie Zeitung, 1980, No 3, p.201)


II. - Commentaires du Docteur van Hoorn

Avant / Before

Mon chèr confrère.   Les circonstances m'avaient fait oublier l'article que j'avais découvert et ramené de Louvain et que vous avez publié dans "Colo-proctology".   A la bibliothèque Universitaire, je n'avais pas eu le temps d'y consacrer l'attention nécessaire.   Récemment, j'ai constaté, en relisant votre article presque à la loupe, que j'aurais dû vous porter secours dans (devant) les difficultés apparemment insurmontables que l'utilisation de cet instrument vous a donné.   Ceci était d'autant plus regrettable qu'il en ait fallu de très peu pour que vous obteniez, avec cet instrument, les meilleurs résultats du monde, alors que, vous laissant dans l'état dans lequel vous étiez à certainement dû nuire à votre réputation.   Pensez donc !   J'aurai travaillé 20 ans avec, et pour (mettre au point), un instrument qui ne fonctionne pas !   Peut-être qu'il a une question de doigté !   Y a-t-il un truc ?

Après / After

La taille de la ligature a été expérimentée (ainsi que) le diamètre du tube )également été expérimenté( de façon à permettre de ligaturer toute l'hémorroïde et (une minime) partie de la sous muqueuse mais sans jamais inclure autre chose.   Par exemple, rien de la musculeuse qui se bloque contre le diamètre du tube et (qui) se positionne ainsi comme base d'appui de la ligature. (dessin ????)
  Les (deux) tubes (1 et 2) (du PLH) se touchent à peine (séparés par) sur un cercle d'un milimètre de large (épaisseur), (ce cercle) qui va suivre le cylindre du tube 1 (extérieur?) et en même temps pousser la ligature vers le vide.   Ce centrage n'est assuré que par le cylindre terminal du tube 1, et par le/un ressort qui appuie sa lame bombée sur la partie saillante ??? vers l'arrière de la gâchette.  
  Le PLH ou tout est calculé pour être mis à profit est, n'en déplaise à quiconque, un assemblage non mécanique mais il est néanmoins parfait et imperfectible, sauf pour sa fabrication en très grande série.   Dans ce cas, nous consulter.

L'action principale du PLH est d'arrêter une hémorragie.   Pour ce faire évacuer avant tout le sang qui envahit le rectum : moyen : évacuer sur le WC sans aucun délai d'attente ou aspiration a gros débit ou éponger avec de préférence des carrés d'ouate cellulose qu'on repousse avec la pince vers le haut du rectum.   Après cela, (il suffira de) pincer au travers du PLH, soit avec précision soit en masse, sans s'occuper d'éventuelles douleurs.   Tirer au maximum (l'hémorroïde) dans le tube (et) ligaturer, fusse au hasard mais au plus juste bien sur ! Comme l'introduction dans le tube 1 est maximale, il y a toute raison de supposer que la ligature tombera bien au-delà du point d'hémorragie qui s'arrête de saigner aussi vite que la manoeuvre est effectuée.   Parfaire ensuite l'évacuation du sang et a son aise évaluer le résultat.   Au mieux : ne plus ajouter quoi que ce soit et surtout pas une deuxième ligature.   Sûreté de main et rapidité d'exécution. Plus le prolapsus est marqué, plus efficace est la ligature.   En fait, je ne connais aucune limites à la qualité du résultat.  

Pour ces manoeuvres la position du malade est importante.   C'est la position de l'école française, la position "genu-pectorale".   Le PLH s'inscrit dans la verticale du pli fessier, la main gauche couverte d'un gant à jeter ne sera pas préoccupée par l'approche de lubrifiant refoulé par l'introduction du PLH et ses manœuvres d'inclinaison en tout sens.   L'évasement des tubes est plus gênant et provoque la sensation de distension maximale de l'anus, il convient de le supporter un point c'est tout.

Dans son " Proctological Compendium " de 1983 Mme Dorathea Geile de Munich dit page 17 : " Un instrument doit être largement lubrifié et il ne faut pas s'étonner si parfois deux minutes sont nécessaires pour passer au-delà du sphincter anal.   ".   Puisque j'ai sous les yeux ce Compendium, j'attire votre attention sur la page 58.   3.1.2.   : " belle photo ".   La masse ligaturée page 59.   est une partie de ce qui peut être lié en une foi avec le PLH, capable de lier en une fois 4 fois ce volume (sic).  

The Thick rubber band (une section horizontale montre) : - 1ère paroi 3x3 ? un orifice 3 mm de diamètre ; - 2ème paroi 3x3 qualité : caoutchouc chargé ; Cancérigène ? La question est sans intérêt.   La ligature tombe après quelques heures et les tissus qu 'elle a nécrosé s'éliminent avec elle.   Le cône de dilatation : Nylon thermophormé pour ses qualités de surface : plus glissante que tout plastique.   Glisser et dilater dessus une ligature 3x3x3 est difficile mais nullement impossible à condition que sa base repose sur une surface plane.   Sa pointe est tronçonnée : cependant évitez de présenter sa pointe même tronçonnée vers le creux de la main.   La position de dilatation suppose que, obturateur retiré, la base des tubes repose sur un coin de table une aide assure l'ensemble poignée gâchette dans le vide et le cône dans le tube interne car plus la dilatation progresse plus il y a des risques que le cône se soulève et forme un vide entre cône et tube, alors que la ligature doit sauter le joint entre le cône et le tube.   Notez SVP que j'ai toujours pratiqué seul.   Par ailleurs, je déconseille très fermement de laisser voir au patient le PLH, avec le cône monté dessus : il pourrait craindre d'être tombé chez Dracula et s'enfuir ! Je déconseille tout aussi fermement de laisser manipuler le PLH à vide : ce n'est pas un jouet et c'est ainsi qu'on casse son ressort : le PLH vaut plus de 3800 Euros et son ressort plus de 1000 Euros.   (sic).   Je tiens à signaler que la dilatation si elle est difficile est facilitée par le nylon dont la surface est plus glissante qu'un simple plastic, et que l'épaisseur se réduit avec la dilatation, et qu'elle doit être lubrifiée en deux temps, aussi essentiel l'un que l'autre, 1° pour l'orifice intérieur le seul moyen est de lubrifier avec l'index la surface du tube interne sur lequel il repose fermement en le déplaçant vers l'avant par une prudente pression de la gâchette avec en plus l'ongle d'un index ou des deux jusqu'à ce qu'il soit au bord du tube, près du vide dans lequel la gâchette le fera tomber sèchement, en " une fraction de seconde " au moment choisi et sur le collet de l'hémorroïde, qu'il serre beaucoup moins fort que le fil de Blaisdell et les deux anneaux de Barron car il ne sait par serrer en dessous de 3mmm jusqu'à zéro par exemple, il ne peut faire saigner.   Il y a peu de chance de retrouver l'hémorroïde qui est tombée comme une figue mure ou une " hemerode " comme on les appelait au Moyen Age (Esmeralda) sertie de sa monture mais il convient de se méfier au centre de la ligature, il est prudent d'approcher l'électrode, terminée par une boule d'or pour coaguler ce qui peut cacher une artériole (v dessin) évitant ainsi de vous trouver face à une hémorragie de sang rouge parce qu'on peut être tenté comme je l'ai été, de donner avec des ciseaux longs et fins le petit coup destiné à mettre la plaie à plat : ces petites artérioles passent entre les fibres circulaires et sont béantes et animées d'un débit capable de vous surprendre : le muscle est découvert mais intact grâce au choix du diamètre de 1.8cm et c'est dans le fond que va se manifester assez rapidement un tissu de granulation qui de semaines en semaine va combler une plaie plus large que profonde en envoyant vers le centre, au départ du bord, une colonisation de cellules furtives qui transformera le tissu de granulation d'abord duveteux en un tissu brillant mais croyez-moi, si ce tissu couvre dès ce moment, le tissu de granulation, il faut lui laisser le temps de s'épaissir car trop de hâte en liant une hémorroïde voisine risque par la traction qui rayonne autours d'elle de la faire éclater comme une " bulle de savon " ralentissant d'autant la cicatrisation de l'ensemble.

Il convient dès lors de respecter entre deux ligatures un minimum de 4 semaines pendant lesquelles vous pouvez vous exercer à voir les choses évoluer en prescrivant, pour assurer une désinfection relative, l'usage de suppositoires de phtalyl-sulfathiazol 2 x 600 mg par jour.   Ce sulfamide qui reste comme topique ne passe pas dans la circulation et est rarement mal toléré.   Les patients peuvent être mis au repos, le lendemain du traitement mais même s'ils sont pilote de ligne, il leur suffira d'éviter de porter des bagages lourds, n'oublions pas que tout est dans la nuance.  

Par principe, la ligature est à l'extrémité du PLH tout au bout du tube interne et repose solidement sur de l'acier bien lisse et de plus parfaitement lubrifié, pour introduire l'instrument il a fallu, à nouveau bien le lubrifier à l'extérieur cette fois en le plongeant largement dans le pot de gel, l'opérateur sait donc avec précision où elle est, même s'il ne la voit pas directement, à 1mm d'acier, près de tout ce qui apparaît dans le tube de 1.8cm de diamètre, que l'opérateur se rassure, il est certain qu'elle serre si fortement l'extrémité du tube le plus long (sur la surface lubrifiée) que l'opérateur peut promener son regard, sous l'éclairage de la puissante lumière froide, à totale discrétion, il peut même le retirer, (lui) remettre l'obturateur et réintroduire le PLH puis(/pour) reprendre son exploration dans toutes les directions, sans aucun risque que jamais la ligature ne bouge.   Pour preuve il faudra encore une solide pression au moment de la traction, extrêmement puissante (une hémorroïde bien saisie ne se déchire pas et ne saigne(ra) pas) est attirée jusqu'à la moitié ou plus du tube, à ce moment, au moment de l'effort de traction maximale qui est aussi le moment où la main gauche serre la poignée le plus fortement est pousse vers l'avant (comme/c'est le mouvement dit "du tireur à l'arc") alors que l'opérateur à inspiré à fond, de tout ses poumons et bloqué son souffle, c'est le moment où une forte pression de l'index déloge la ligature, la fait se propulser vers l'avant ! pour aussitôt relâcher les efforts et permettre au caoutchouc de reprendre avec violence sa taille mais maintenant sur le col de l'hémorroïde dans la sous muqueuse, tissus plus tendre, le patient en est informé, " ça y est ", je l'ai eu ! Comment vous sentez-vous ? Un léger besoin d'aller à selle ? Vous pouvez mais ne poussez pas c'est un faux besoin qui va s'atténuer ! Vous avez une autre sensation ? Rassurez-vous, c'est votre système neurovégétatif ! Respirez à votre aise, couchez-vous même, chez vous prenez un bain de siège ! Asseyez-vous 10 min dans la salle d'attente.  

Comme vous l'imaginez c'est l'instant de montrer toute sa force et puis soudainement de l'arrêter net.   Si vous êtres attentif et rapide, vous pouvez observer la ligature au travers du PLH qui tombe sur le cône de traction de l'hémorroïde et puis suit non pas vers la base mais vers le haut, c'est à dire, vers votre pince, c'est avant cela qu'il convient de relâcher la traction pour inverser ou arrêter ce mouvement de la ligature.

Il faut connaître aussi le déplacement vers l'avant de l'élastique qui le pousse quand il est libéré vers l'avant du PLH, si vous le décharger en l'air (attention : pas vers les yeux mais vers l'autre bout de la pièce, qu'il traverse après un claquement sec, lorsqu'il est éjecté du LHP.

Deux tubes coniques se glissent l'un dans l'autre.   La conicité assure à distance de travail une vision en relief.   Cela permet mieux l'appréciation des lésions.   Une lumière froide complète la vue depuis la parois latérale gauche, fixée dans un mouvement d'avant en arrière grâce au poids du câble optique sur un terminal a fibres optiques qui réalise un système à projection direct sans ombres.   C'est aussi là que se glisse l'obturateur dont les deux expansions latérales viennent s'appuyer sur la face interne du tube grâce au fait qu'elles ont étés usinés en cône ce qui permet par un simple mouvement de rotation de la poignée de la bloquer dans le cône du tube intérieur.  

La ligature quant à elle si on la compare aux deux minuscules ligatures de Barron est quant à elle énorme mais elle doit être ainsi.   Elle doit être mise sur le cône de dilatation, puis a un instant délicat être glissée du cône en nylon sur le tube du PLH.   A ce moment, le tube en acier étant lubrifié, la ligature est alors repoussée vers l'avant sur la surface lubrifiée par un mouvement de la gâchette auquel s'ajoute éventuellement un mouvement de l'ongle.   Cette mesure était destinée à lubrifier l'intérieur de cette ligature et permet de pousser la ligature dilatée sur le tube jusqu'à l'extrémité de celui-ci.   A ce moment il suffira d'un relativement faible mouvement de pression sur la gâchette pour faire tomber la ligature dans le vide et en fin de sa course sur le collet de l'hémorroïde.  

Je reprends (la liste de) vos objections, (celles) marquées d'un point noir.   La ligature est épaisse et doit le rester.   Il est vain d'essayer de mettre du lubrifiant sur le cône en nylon ou sur le tube en acier pour faciliter une dilatation qui serait en fait vouée à l'échec.   Lorsque la ligature est distendue sur le tube interne qu'elle agrippe fortement c'est uniquement à ce moment que la partie antérieure du tube peut être soigneusement enduite de lubrifiant.   Cela se fait soit avec un pinceau, soit avec le doigt, soit après avoir glissé et verrouillé l'obturateur en tenant comme déjà dit précédemment, sa poignée entre le pouce et l'index plié, sa main gauche tenant la poignée, mise à l'horizontale par rotation vers la droite qui permet de glisser le ressort tenu par la main droite sur ses plats, jusqu'à ce qu'il opère le blocage en arc boutant, sa lame bombée sur la partie saillante vers l'arrière, la main gauche oriente l'instrument à la verticale.  

Le PLH ou HLP (en anglais ou en français), se démonte ou s'assemble en un tour de main.   De même qu'a l'instant on se trouve devant un casse tête, quelle est la pièce qui maintient le tout ? Celle-ci est la plus petite et la plus fragile : le ressort (qui fait défaut dans votre photo (sans doute brisée, volée ou perdue)).   Notez que mon nom s'écrit van Hoorn sans " e " (fig 1 .   légende ;).   (Cela signifie que ma famille vient de la ville de Hoorn prêt d'Amsterdam sur le Zuiderzee : je suis d'ailleurs de part mes articulations de l'avant bras un viking vivant et un anatomiste distinguée de la ville de Vésale qui a démontré la relation des hémorroïdes avec la station debout et le foie.) (NB : il y a un avantage de ne pas montrer sans réserve le PLH munit du cône de dilatation alors qu'il revendique la réputation de ne nécessiter ni d'hospitalisation ni d'anesthésie et que sa présentation de Prague de 1971 revendiquait en plus l'arrêt immédiat des hémorragies hémorroïdaires ; Nombre de patients m'ont adressé leurs témoignages écrits.   Démonté, le HLP s'assemble facilement d'après la forme des pièces qui indique l'ordre à respecter sans qu'aucune hésitation ne soit possible jusqu'à l'obturateur qui termine l'opération en étant prudemment enfonce avec une légère rotation vers la droite ce qui lui permet de tenir très solidement dans le tube interne grâce à sa conicité capable de déformer le tube 1 dans le quel se trouve rapporter la glissière du tube optique qui se place avant ou après l'obturateur selon le désir de l'opérateur.  

II.b - Quelques témoignages de patients :

1)

" Docteur van Hoorn,   J'avais une fissure anale chronique depuis 10 ans ou plus, qui me faisait mal et saignait régulièrement.   Vous avez posé un diagnostique le 07/06/1986, puis fait une seule ligature avec votre appareil spécial le 15/06/1988.   Le 26/07/1988 la fissure était guérie et je n'ai depuis plus eu mal ou saigné.   Je vous remercie.”

Madame Nelly D...

2)

" Cher Docteur van Hoorn,
  Suite à votre consultation de ce jour, permettez-moi de vous exprimer à nouveau ma satisfaction et ma gratitude pour les soins que vous m'avez prodigués.   En effet, les deux fissures anales dont je souffrais depuis plusieurs années, et qu'une opération chirurgicale douloureuse effectuée par deux de vos confrères, suivie d'un long traitement post opératoire, non moins douloureux, n'avaient pas pu éliminer, semblent à présent définitivement guéries.   Les douleurs et les saignements ont disparus depuis votre intervention.   Il semble bien que la cause profonde (en) était effectivement la présence de 3 hémorroïdes internes que vous avez pu éliminer grâce à votre méthode ingénieuse, (cela) avec un minimum de désagrément (à peine un jour de convalescence pour tout le traitement).   En vous remerciant encore, je vous prie d'agréer, cher Docteur van Hoorn, l'expression de mes sentiments les meilleurs.¸

Monsieur Gilles C...,
Docteur en Sciences Physique, Master of Business Administration

3)

" Docteur, A l'issue des différentes interventions que j'ai subies avec succès chez vous, pour le traitement des hémorroïdes ; je tiens à vous exprimer ma profonde gratitude pour les merveilleux résultats obtenus sur ma personne et qui me permet d'entrevoir la vie sous un aspect plus serein que celui auquel j'étais astreint à ma première visite à votre cabinet.   En ce moment j'ai repris mes activités sans aucune inquiétude, mon état général s'étant amélioré d'une manière très satisfaisante, grâce aux bienveillants conseils donnés et aussi aux soins attentifs dont vous m'avez entouré lors de mes visites.   C'est pour tout cela, Docteur, que je vous réitère, mes sentiments reconnaissants.   Veuillez agréer, Docteur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.¸

Monsieur Jacques L...

4)

" Cher Docteur, Je vous écris avec grand plaisir pour vous remercier des bons soins que vous m'avez prodigués et pour le résultat obtenu (guérison complète) grâce à votre méthode par ligature.   J'espère que cette méthode aidera et guérira encore beaucoup d'autres malades souffrant d'hémorroïdes.   Encore un grand merci.   Sincères salutations.¸

Monsieur Felix C ...

5)

" Il y a environ 5 ans, j'ai commencé à souffrir vraiment d'hémorroïdes.   Progressivement un prolapsus externe, que je m'empressais à faire rentrer à la fin de chaque selle, est apparu.   Son volume a grandi inéluctablement pour devenir très considérable et a motivé impérativement ma consultation chez le Docteur van Hoorn.   Si j'ai tardé à me faire examiner, c'est parce que je redoutais l'intervention chirurgicale habituelle dont je connaissais la suite dramatique pour le patient : hospitalisation de longue durée, douleurs intenses, station assise longtemps très pénible et très long arrêt de travail sinon de fréquentes récidives sont en prime !   J'exerce comme indépendant la profession de dentiste et je travail assis !   J'ai consulté le Docteur van Hoorn lorsque j'ai eu connaissance par un ami de l'existence et du très grand intérêt de son traitement par la technique de la ligature ambulatoire.   Je me félicite des excellents résultats obtenus par la ligature successive de 3 pédicules hémorroïdaires de très grand volume chacun.   Ce traitement est fort peu douloureux et très supportable grâce aux analgésiques modernes.   J'ai préféré suspendre mon activité professionnelle le lendemain de chaque ligature ce qui m'a coûté que 3 jours d'arrêt de travail pour l'ensemble des 3 hémorroïdes.   Ceci prouve bien que la suite du traitement est très facilement supportée et hors de comparaison avec celle de la chirurgie habituelle !   Il est très étonnant et bien regrettable que cette technique ambulatoire ne soit pas mieux connue, davantage recommandée et pratiquée par le Corps médical.¸

Monsieur Paul-Emile J...

Outre les témoignages de patients je peux citer un certain nombre de lettres de médecins :

- Un médecin m'écrivait en septembre 1988, le Docteur Alexandre J... :

" Je certifie avoir vu fonctionner le "Ligateur à Hémorroïdes" (PLH) du Docteur Marc van Hoorn, sur mes malades.   Il correspond en tous points aux descriptions scientifiques qui en ont étés faites et notamment aux 40 avantages décrits.   La tolérance pour les malades est absolue et les résultats pour les malades sont remarquables.   Je certifie que le comportement du Docteur van Hoorn Marc est - vis-à-vis du confrère que je suis, et des malades en général - a toujours été conforme aux règles de la déontologie ".
- Un autre médecin m'écrivait en août 1989, le Docteur André D ... :
" Jusqu'à présent et depuis 10 ans, je pratique des ligatures élastiques avec le ligateur de Barron.   Ce qui m'est toujours apparu comme un inconvénient est sont petit calibre, limitant la masse hémorroïdaire éliminée à une fraction, parfois assez faible, du pédicule présent.   J'ai le pressentiment qu'avec des prises incomparablement plus conséquentes, telles que je les aie vues pratiquées dans votre cabinet, on peut espérer résoudre définitivement le problème hémorroïdaire, avec une seule ligature sur chaque pédicule hypertrophiée.   Le problème n'est pas une différence de calibre, mais bien une différence du type de traitement qui me paraît être beaucoup plus ambitieux et apporter une solution définitive au problème ".

II.c - Effets Observés.

En résumant les cas de malades qui ont étés cités, je puis revendiquer non seulement la guérison des hémorroïdes, aussi grosses soient-elles, que présentaient ces patients, mais aussi les pathologies annexes telles notamment les fissures anales que j'ai déjà citées et qui était guéries sans intervention locale simplement parce que le potentiel de cicatrisation était ramené à la normale.
  Mais il était aussi possible de récupérer la fonction sphinctérienne qui existait avant son altération par le forçage répété que par leur prolapsus les hémorroïdes amenaient ce qui laissait apparaître les hémorroïdes à l'extérieur en particulier quand elles étaient du 3em ou du 4em degré.
  Je me souviens plus particulièrement du cas de la maman d'un banquier Juif que j'ai du soigner à son domicile parce qu'elle était âgée, obèse, mais surtout rendue invalide par un prolapsus hémorroïdaire qui se produisait au moindre mouvement et qui l'empêchait de sortir de chez elle.   Il a fallu donc des trésors de patience pour préparer le traitement en réduisant régulièrement les masses prolabées et en utilisant un drainage postural pour obtenir le dégonflement des hémorroïdes externes congestionnées depuis plusieurs années ce qui empêchait en plus la patiente de se rendre au concert.   J'ai eu la satisfaction après trois ligatures de voir petit à petit le tonus du sphincter se rétablir et finalement retrouver un fonctionnement normal.

L'amélioration de l'état de la peau péri-anale est la règle.   La disparition des marisques est la règle et ne nécessite quasiment jamais une résection sous locale.   Cela confirme l'amélioration à distance déjà remarquée pour les fissures.   Cette action à distance s'étend même jusqu'à la prostate au travers de la paroi rectale.   Tous les patients qui ont suivi un traitement complet sont guéris, (et cela subsiste après des années) depuis plus de 30 ans.   J'ai traversé 2 fois tous les USA et accomplis ce que j'avais promis au vieux Docteur Blaisdell : amplifier la connaissance de ce traitement pour le plus grand nombre afin d'éviter l'épouvante des suites opératoires de l'opération de Miligan et Morgan.

Le proctologue de Dresde.
(X.Bensaude, 1922)

Mon cher confrère Frank.   Auriez-vous l'amabilité de présenter mes respects à Madame Dorothéa Geile et lui expliquer que j'ai fait allusion à son magnifique album photographique dont j'ai cité la page 59 (photographies de ligatures) et la page 60 plus avant et lui remettre un exemplaire de la gravure du proctologue de Dresde et de demander au conservateur de la bibliothèque d'Etat de Dresde si cette gravure lui est bien connue.   Espérons d'ailleurs qu'elle existe toujours et qu'elle n'ait pas été perdu lors de la destruction de Dresde par bombardement anglais.   Cette gravure est extraîte de l'ouvrage du professeur Bensaude.
  Il est intéressant de remarquer que la description qui en est faite mérite une petite correction ; en effet, le chirurgien ne peut tenir à la main une pince qui a été chauffé au rouge mais que c'est plutôt avec cette pince qu'il a saisit un charbon rougit qu'il va appliquer sur l'hémorroïde après l'avoir pris dans le récipient situé à ses pieds.   Par ailleurs, il existe une relation de cette gravure avec l'image de Bruges (voir bas de page), que vous avez (aimablement) publié dans (en couverture) d'un de vos volumes de "Colo-Proctology", parce qu'il porte des socques comme une des jeunes femmes qui accompagne le maître.
  Par ailleurs ce qui est curieux c'est que le chirurgien ambulant porte un jupon plissé dont chaques plis se termine par des grelots fait pour attirés l'attention.   Ce qui est particulier plissé à grelots a été précédemment porté par Charlemagne dans une iconographie que j'ai vu autrefois.

Dans les recherches que j'ai faites, j'ai pu constater que durant le haut Moyen-Age les chirurgiens portaient des couronnes et que c'est ainsi que certains en sont arrivés à porter de grands chapeaux pointus.   Certains de ces chapeaux sont à Munich.

Dr. Marc van Hoorn
Docteur en Médecine U.L.B., A.R. 1959.
Chirurgien U.L.B., A.R. 1963.

Enseigne de Médecin (XVè sc.)
Musée Gruuthuse (Bruges)

Bibliographie

  • Barron, J. - (1963) Office ligation of internal hemorrhoids. American Journal of Surgery 105:563-570
  • Bensaude, - (1922) Les Maladies de l'Intestin, Paris.
  • Blaisdell, P.C. - (1958) Office ligation of internal hemorrhoids. American Journal of Surgery 96:401-404
  • van Hoorn, Marc - (1974) Algunas Ventajas de la Ligadura de los Hemorroides Internos con el Proctoscopio a Ligadura, Acta Latino-Americana de Proctologia, vol. XVI No.1, p.17-23
  • van Hoorn, Marc - (1972, March) Origine and purpose of the hemorrhoidal ligating proctoscope, The Royal Society of Medicine. Section of Proctology.
  • van Hoorn, Marc - (1972, February) The hemorrhoidal ligating proctoscope, St Mark's Hospital Quarterly Staff Meeting.
  • van Hoorn, Marc - (1972, juni-juli) Een proctoloog in the XIVe eeuw ?. Merck Sharp & Dohme, Medical and Scientific Digest 42&43:15-22
  • van Hoorn, Marc - (1971, February) The hemorrhoidal ligating proctoscope. Prague, International Symposium on Urgent Endoscopy of Digestive and Abdominal Diseases.
  • van Hoorn, Marc - (1971) Le traitement ambulatoire des hémorroides internes par le proctoscope à ligature hémororroidaire, Médecine et Hygiène 29:1255-1257

Notes

  •  ligaturer  v.tr. - Surg : To ligature (Artery, etc.). (1944-) Harrap's Shorter French-English Dictionnary.
  •  Nous ne fumes jamais prévenu de sa publication; mes confrères apprécieront.
  •  La muqueuse de support : .
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  • Bensaude, tome 4 p.29.

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